HPI

 

Qu'est ce que le HPI ?

Le haut potentiel intellectuel, correspond à une intelligence cognitive très supérieure à celle des personnes de sa classe d'âge. Il est mis en avant par un test de QI ( WAIS-IV pour les adultes, WISC-V pour les enfants et adolescents et WPPSI-IV pour les jeunes enfants) évalué par un psychologue. Le QI retenu pour qu'une personne ayant un HPI est 130 minimum, la moyenne en France se situant autour de 95.

Les 5 composantes du QI :

-Vitesse de pensée.

-Mémoire à court terme.

-Raisonnement logique.

-Capacité à penser en image.

-Capacités langagières.

Ces 5 composantes sont donc évaluées lors du test et présentent des résultats largement au dessus de la moyenne chez les personnes HPI.

 

D'accord, mais à quoi ça sert de le découvrir ?

Elle permet d'abord d'apporter une réponse et de mettre un mot sur cette différence ressentie, parfois massive par rapport aux autres. Apporter cette pièce manquante au puzzle et répondre à nos pourquoi ? Se comprendre pleinement, comprendre son histoire et ses relations avec les autres. C'est aussi pouvoir tirer profit de son talent, l'utiliser à bon escient et oser être soi même. Et enfin c'est se permettre de trouver des solutions personnalisées qui nous correspondent et vivre plus épanoui, en lien avec nous même.

 

Les caractéristiques du HPI :

Un forte créativité.

Une réactivité particulière, émotionnelle, sensorielle, intellectuel et imaginative.

Hypersensibilité.

Empathie développée.

Pensée en arborescence.

Perfectionnisme.

Curiosité développée.

Pensée intuitive.

Vécu de décalage avec la plupart des autres personnes.

Idéalisme.

Goût pour les activités intellectuelles.

Extra-lucidité.

Voir le monde sans nuances subtiles.

Impression de ne pas mériter ses réussites.

 

Ne pas confondre avec HPE, qui présente presque les mêmes signes mais est un haut potentiel émotionnel qui se caractérise par : hypersensibilité émotionnelle, forte sensibilité sensorielle, perfectionnisme, empathie, activité de réflexion importante, foisonnante, compréhension intuitive, sensibilité à l'injustice, résilience, vécu de décalage aux autres.

 

Les points essentiels à travailler :

-L'hyperémotivité et hypersensibilité : qui peuvent être ce qu'on appel ouvertes chez certains enfants, ce qui traduit un vécu de l'émotion multiplié, avec expression et libération de celle-ci, de manière disproportionnée ou non adaptée. Chez d'autres enfants elles seront ce qu'on appel fermées, en contention, en retenues au lieu de les libérer.

-Melt down : Dû à la surexposition au stimuli, ou après une journée qui c'est très bien passée, après un sentiment de joie énorme ou une surexcitation, l'enfant n'exprime pas sa joie suivant l'attente de ses parents et semble pour eux, non reconnaissant de la journée qui vient de se passer (T'es pas content qu'on t'ai emmené à Disney ? On a passé une super journée et voilà la tête que tu fais ? Et bien tu as l'air vachement content d'être venu. Si c'est pour tirer la tête on t’emmènera plus...) . Ces réflexions mettent l'enfant en sentiment de culpabilité, d'incrimination. La réponse en melt down d'un enfant neuroatypique est normale en son sens , son cerveau a besoin de trier et d'analyser les informations de la journée passée et de se « reposer » des stimulis. Cependant on peut tout à fait apprendre à vivre avec.

-Hypersensibilité au rejet : ce traduit par une incompréhension de l'information reçue, son interprétation et son exponentiation. Le HPI est en constante sur-adaptation au monde extérieur, il se réduit donc à prendre une information sur sa forme simple en croyant s'adapter alors que son cerveau, lui , produit des pensées multiples et au sens plus large de chaque informations reçues.

-Calibrer l'équillibre des pensées et des informations reçues.

-Apprendre comment exploiter ce potentiel et vivre avec ses aléas.

-Travailler à son rythme

-Sur-adaptation : Elle est permanente, elle demande de multiplier ses efforts, ce qui entraine de la fatigue et augmente par conséquent hyperémotivité. Elle mettre en lumière chez l'adulte une hyper-vigilance, qui viendra appuyer la blessure de la trahison.